HOMÉLIE PRONONCÉES EN DIVERSES CIRCONSTANCES en 2018 (Année B)


LISTE DES HOMÉLIES

 HOMÉLIE DE FRÈRE JEAN-FRANÇOIS

2 Février 2017

PRÉSENTATION DE JÉSUS AU TEMPLE,  Sol.


HOMÉLIE DU  PÈRE PAUL PAGEAUD, sma

lundi 19 mars 2018

Solennité de SAINT JOSEPH


HOMÉLIE DU  PÈRE PAUL PAGEAUD, sma

Dimanche 27 mai 2018

Solennité de LA SAINTE TRINITÉ (B)


HOMÉLIE DE MGR HUGUES PAULZE D'YVOY

Eucharistie Dimanche 3 juin

Messe SAINT-SACREMENT (FÊTE-DIEU) (B)


HOMÉLIE DE MGR HUGUES PAULZE D'YVOY

Vêpres-Procession  Dimanche 3 juin

Vêpres  SAINT-SACREMENT (FÊTE-DIEU)


HOMÉLIE DE FRÈRE PHILIPPE-MARIE

Vendredi  8 juin 2018

Solennité du SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS (B)












Retour page d’accueil homélies

HOMÉLIE DE FRÈRE JEAN-FRANÇOIS
Le    2 février 2018
PRÉSENTATION DE JÉSUS AU TEMPLE ET PURIFICATION DE MARIE, Solennité patronale


Ml 3, 1-4 ; Ps 23/7-10 ; He 2, 14-18 ; Lc 2, 22-40


Homélie : à venir



RETOUR Liste homélies


HOMÉLIE DU PÈRE PAUL PAGEAUD, sma
Le lundi 19 mars 2018
Solennité de SAINT JOSEPH, Protecteur de l'Église universelle
,


Introduction : Aujourd'hui c'est une grande Fête surtout pour les familles, la fête de  Saint Joseph, chaste époux de la Vierge Marie, père de l'Enfant Jésus, son éducateur, qui en a fait un homme; Père nourricier de la Sainte Famille, homme juste, toujours à l'écoute de Dieu. Eh bien, au ciel, Jésus est toujours à l'écoute de son Père, il l'a aimé, ils se sont aimés, et aujourd'hui il lui donne la clé des grâces du Paradis; à nous de le prier ; et commençons par demander pardon à Dieu de tous nos péchés.


Homélie : La Fête de Saint Joseph c'est un jour de grâce, car Dieu lui donne les clés de grâce de son Paradis. Benoît XVI a dit de lui « qu'il est dans l'histoire de l'homme celui qui a donné à Dieu la plus grande preuve de confiance », et Sainte Mechtilde a compris, dans une de ses révélations, que Dieu confère aux Saints le privilège de donner tout ce que Le Seigneur a opéré en eux, avec tout ce qu'ils ont souffert pour son Amour, à tous ceux de leurs dévots, et de leurs amis, qui louent Le Seigneur pour eux, leur rendre grâce et aiment les dons que Dieu leur a fait, c'est très important de le savoir. Si on remercie Le Seigneur pour les grâces que Joseph a reçu, nous pourrons recevoir les mêmes grâces.

 Saint Joseph fut un homme juste, chaste, époux parfait, modèle des papas, soucieux de nourrir sa famille, homme silencieux, éducateur de Jésus dont il a fait un homme, et toujours à l'écoute du Seigneur. C'était un homme silencieux mais toujours très actif, qui obéit au moindre signe de Dieu, et très délicat, car c'est  un songe qui va transformer sa vie. Il était donc l'époux de Marie, n'avait pas eu de relation avec elle, et il se rend compte qu'elle est enceinte; ce fut un drame d'abord pour lui ! Sainte Catherine Emmerich dit que « ses cheveux en ont blanchi ». Et plein de délicatesse, il ne fait aucun reproche à la Vierge et ne veut même pas la dénoncer publiquement, car ce serait un risque très dangereux, car elle risquait d'être lapidée selon la loi des Juifs; seulement, il veut la répudier en secret. Alors c'est dans un songe qu'un ange vient lui dire : « Ne crains pas de prendre Marie pour épouse, puisque l'enfant qui est en elle vient de l'Esprit-Saint; elle enfantera un Fils, tu lui donneras le nom de Jésus », c'est toi le père. « Quand Joseph se réveille, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit », sans se poser de question, tout de suite !

 Remarquez, un songe ce n'est pas un rêve, un songe, la façon de le reconnaître c'est qu'il est fidèle à la Parole de Dieu, il n'y a pas de contradiction, il procure une grande joie, une grande sécurité ; un songe, on s'en souvient parfaitement quand on est réveillé. Eh bien! Joseph, sitôt son réveil, a accompli ce geste de prendre Marie chez lui, pour épouse. Fidèle à Dieu, même à travers la loi des hommes, l'empereur César commande un recensement qui doit se faire dans le lieu où habite la famille, et bien que Marie soit sur le point d'enfanter, il part pour un long voyage, vers l'inconnu, et là-bas, il est mal reçu, mal accueilli; l'Enfant-Jésus, eh bien, il lui a trouvé une étable, une crèche, une grotte, pour la naissance.

 Et après, voici qu'Hérode jaloux, c'est encore en songe que Dieu va lui parler, Il lui dit, il l'avertit : « Lève toi, fuis en Egypte car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire mourir ». L'évangile nous dit : « il obéit aussitôt ». C'est de nuit, qu'il prend l'enfant et sa mère pour fuir en Egypte. Il obéit aussitôt, de nuit, et là, il agit en chef de famille, c'est lui le responsable; et pour le retour, il sera aussi, à l'écoute de l'appel de l'ange.

 A Nazareth, Joseph fut un modèle d'époux, de père de famille et de travailleur. C'est lui qui a éduqué l'Enfant-Jésus, qui en a fait un homme ! La maman a pour but de donner un équilibre affectif à l'enfant, le papa a pour mission d'en faire un homme ouvert au monde ; il en a fait aussi un enfant de Dieu, bien qu'il soit enfant de Dieu déjà, mais peu importe, dans sa nature humaine, il avait besoin d'être éduqué, c'est lui qui l'a emmené à la synagogue, à la prière; comme aujourd'hui ce sont les papas qui devraient emmener leurs enfants à l'église, à la messe !

 Mais à sa mort, Jésus est à côté de lui, Jésus a veillé auprès de lui; Maria Valtorta dit que « c'est une grande tristesse pour Jésus de voir perdre son père de famille » lui qui avait travaillé pour faire vivre sa famille. Il paraît que c'était assez pauvre de vivre , charpentier, il n'était pas toujours bien payé pour les ouvrages qu'il avait fait. Eh bien, au ciel, puisqu' il avait été protecteur de la famille, il devient protecteur de l'Eglise, au point de vue aussi bien matériel que spirituel. Combien de communautés ont eu confiance en lui pour obtenir les besoins matériels qui leur étaient nécessaires ? Dans combien de communautés Il y a une statue de Joseph avec un petit papier au pied : « voilà ce dont on a besoin » et quelquefois, on retourne la statue tant qu'il n'a pas donné la grâce demandée !

 Sainte Thérèse d'Avila fut une fervente de Saint Joseph, il y en a d'autres ! Mais particulièrement Thérèse ; et aussi le Petit Frère André, au Canada qui guérissait tout le monde avec l'huile des sanctuaires de St Joseph. Pour Thérèse d'Avila, voilà ce qu'elle dit, à 23 ans elle était très malade et a subi un traitement, Thérèse raconte : « Je souffrais de grande torture car le traitement était trop rude pour mon tempérament, au bout de deux mois, à force de médecine on m'avait presque ôté la vie elle-même, j'étais épuisée car je ne prenais aucune nourriture, je me contentais d'un peu de liquide, j'étais dégoûtée de tout, ô mon Dieu. Seigneur, je désirais la santé pour mieux vous servir! Et considérant l'état où m'avait réduit les médecins de la terre, je résolus de recourir à ceux du ciel. Pour obtenir ma guérison; je commençais donc mes dévotions qui consistaient à faire dire des messes, à réciter des prières -approuvées-, j'ai pris pour avocat et patron le glorieux Saint Joseph, je me recommandais instamment à lui ; grâce à lui, j'ai pu enfin me lever, marcher et être délivrée de ma paralysie . Notre Seigneur veut nous faire comprendre que s'il a été soumis sur la terre, à celui qu'il appelait son père, parce que c'était son gouverneur, il pouvait aussi lui commander ! Il répond également au ciel à toutes ces suppliques. »

 Eh bien voilà, Jésus obéit à Saint Joseph sur terre. Comme c'est un homme parfait il lui obéit dans le ciel, mais il faut être dévot à Saint Joseph, pas seulement profiter d'une petite occasion, d'un petit problème, et après Saint Joseph on l'oublie !! il faut être dévot, louer, bénir le Seigneur, qui nous a donné St Joseph. Amen.


RETOUR Liste homélies


HOMÉLIE DU PÈRE PAUL PAGEAUD, sma
Le Dimanche 27 mai 2018
Solennité de LA SAINTE TRINITÉ (B)


Introduction : Aujourd’hui, c’est la fête de la Sainte Trinité. Et nous commençons par faire le signe de la Croix qui rappelle notre Baptême. Faisons-le lentement, avec conscience. Au Nom du Père…

Aujourd’hui, nous accueillons, au Prieuré, à cette Messe, des enfants de Précigné, dans la Sarthe, qui préparent la Profession de Foi avec le Père Jacques-Vianney de Notre-Dame du Chêne. Il y a aussi une équipe Notre Dame, d’Alençon.

Et puis aujourd’hui, c’est la fête des Mères. La Maman, c’est la flamme dans le foyer. Pendant cette Messe, demandons que cette flamme soit une flamme chrétienne.

Commençons par demander pardon à Dieu de tous nos péchés.


Homélie : Aujourd’hui donc, l’Eglise célèbre la fête de la Sainte Trinité. Un seul et même Dieu en trois personnes. C’est un grand mystère. Si Jésus ne l’avait pas révélé, on ne l’aurait pas connu. A l’opposé de toutes les religions non chrétiennes, avec le concile de Latran, en 1215, nous croyons fermement et confessons avec simplicité « qu'il n'y a qu’un seul et unique vrai Dieu, éternel et immense, tout-puissant, immuable, qui ne peut être ni saisi ni dit, (tellement il nous dépasse), qui est Père, Fils et Saint-Esprit, en trois personnes, mais une seule essence, ou nature absolument simple. » Heureusement que c’est le Concile qui nous dit ça.

Ces trois personnes sont distinctes et pourtant ne font qu’une seule divinité, qui n'a pas eu de commencement et qui n’aura pas de fin. Eternellement, le Père engendre son Fils dans un amour mutuel et éternel, qui est l’Esprit Saint, troisième personne de la Sainte Trinité. »

Je pense qu’on pourrait dire que la Sainte Trinite c’est le feu de l’Amour, car Dieu est Amour, n’est qu’Amour, source de tout amour, qu’il soit paternel, maternel ou fraternel. Et c’est l’Esprit Saint qui donne ce bonheur au Père et au Fils, car Il est le trait d’union entre le Père et le Fils. Et Il nous donne ce bonheur aussi. Mais, comme la Trinité est une, ce que fait l’une des personnes est fait aussi par les autres.

C’est parce qu’Il est l’Amour que Dieu a créé l’Homme, pour le faire participer à son Amour. Voilà. Il faudrait que le monde moderne se rappelle cela. Et c’est parce que Dieu est l’Amour qu’Il a créé l’Homme pour le faire participer à son Amour. Et cela dès la conception, Il créé une âme immortelle, tellement Dieu nous veut auprès de Lui, participant à son Bonheur d’Amour éternel.

C’est le péché de nos premiers parents qui a tout brouillé. Par leur désobéissance, Adam et Eve se sont coupés de l’Amour de Dieu et ensuite ont eu peur de Dieu. Et ils ont laissé cet héritage.

Mais Dieu, qui aime tant sa créature, a eu pitié de nous. Alors, Il a envoyé son Fils Bien-Aimé prendre chair dans le sein de le Vierge Marie. Dieu s’est ainsi fait homme en Jésus. Et Jésus s’est fait solidaire de tous les Hommes. C’est pourquoi, Il a pris sur Lui tous nos péchés, -je dis bien tous nos péchés,- quelque bandit que ce soit, tous nos péchés, Il les a pris, pour les expier sur la croix et obtenir ainsi le pardon de Dieu. « Il n’y a pas de plus grande preuve d’amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime », nous a dit Jésus.

Et par sa résurrection, Jésus nous a fait solidaires de ses grâces et nous a rendus notre dignité de Fils de Dieu. « La preuve que nous sommes Fils de Dieu, c’est qu’Il a envoyé dans nos cœurs l’Esprit Saint, lequel crie Abba ! Père ! » Jésus nous l’a envoyé pour qu’Il soit notre force dans les luttes de la vie, afin que nous puissions être son témoin, en particulier témoins de l’Amour.

C’est donc l’Esprit Saint qui nous donne la force de proclamer : Jésus, notre Sauveur. C’est lui qui remplit nos cœurs de charité, de joie, de paix, d’affabilité, de fidélite, de douceur, de tempérance. Au fond, c’est l‘Esprit Saint qui nous rend heureux d’être Homme, d’être chrétien, même quand survient la souffrance. Mais l’Eprit Saint ne peut pas cohabiter avec le péché.

Lors du baptême, c’est toute la Trinite qui vient faire sa demeure dans le baptisé, et rien ne peut le chasser de notre cœur sinon le péché. « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui et nous ferons chez lui notre demeure. » C’est Jésus qui nous dit cela. Heureusement, le sacrement du pardon peut redonner cette amitié de Dieu à celui qui l’aurait perdue. C’est un sacrement très précieux, très important. Il est bon de le recevoir fréquemment pour nous donner une foi vive en l’Amour de Dieu.

Celui qui reçoit le baptême reçoit en même temps, en lui, les vertus de foi, d’espérance et de charité... Elles sont infuses. C’est vrai même pour le petit enfant qui est baptisé. Mais chez lui, ces vertus sont déposées en germes et ne demandent qu’à s’épanouir. C’est là une grande responsabilité pour les parents.

Quand les parents font baptiser leurs petits enfants, vous comprenez maintenant, que Dieu vient habiter en eux, avec en germe, les vertus de foi, d’espérance et de charité. C’est un devoir impérieux pour eux, qui veulent le bonheur de leurs enfants, de les former tout petits à la prière, pour que ces vertus de foi, d’espérance et d’amour puissent se développer.

L’enfant, tant qu’il est innocent, est capable de Dieu, puisqu’il est sans péché, donc il est de plein pied avec Dieu. C’est d’abord par son sentiment qu’il entre en contact avec Dieu. Le sommet du sentiment religieux c’est à trois ans. Si sa maman lui a parlé avec amour de Dieu, cela aura une profonde résonance chez lui. Si elle lui explique, avec affection, le crucifix ou bien une image ou encore une icône, de Jésus, de maman Marie, l’enfant aimera Jésus et Maman Marie, car le petit enfant est une éponge absorbante des sentiments de sa mère. Alors, sa foi d’enfant se développera à sa façon d’enfant. Il n’y aura aucun blocage entre lui et Dieu. La Sainte Trinité se réjouira d’habiter cet enfant et la maison familiale deviendra une église domestique. On pourrait presque dire que le Saint Sacrement est présent dans cette maison.

Une fois, en confessant des enfants, j’ai été émerveillé par la confession d’un petit garçon de cinq ans. Il m’a dit que c’était pour la deuxième fois qu’il se confessait, et que, lors de la première fois, il était accompagné de sa maman. Il m’a demandé si j’étais prêtre, car, par mégarde, j’avais oublié mon aube. Il m’a demandé : « Vous n’avez pas de robe ? » J’avais oublié mon aube.

Il connaissait par cœur le « Notre Père… » et le « Je vous salue, Marie… » à cinq ans. Je fus surpris par ses petites questions. Visiblement, je voyais la bonne influence de sa maman, qui est la flamme du foyer, et qui permettait à la grâce de s’épanouir chez cet enfant. Je vous avoue, ce fut une grande douceur pour mon cœur de prêtre. Et combien plus, sans doute, certainement même, cela devait réjouir le cœur de Dieu.

La Vierge Marie, lorsqu’elle est apparue à la Salette à Mélanie et à Mesmin, deux enfants, elle leur a demandé s’ils faisaient bien leur prière chaque jour, ce qui n’était pas le cas. Alors elle leur a demandé de faire leur prière chaque jour et de réciter chaque matin et chaque soir au moins un « Notre Père… » et un « Je vous salue, Marie… ». La Maman du Ciel, voilà ce qu’elle demande. Elle leur a montré ainsi le minimum.

Et nous, adultes, à chacun de nous de voir si nous faisons ce minimum, chaque matin et chaque soir, de tout notre cœur. Un « Notre Père… » et un « Je vous salue, Marie… ». C’est indispensable pour rester Chrétien. Oui, je le redis, c’est indispensable pour rester Chrétien. Amen


RETOUR Liste homélies


HOMÉLIE DE MONSEIGNEUR HUGUES PAULZE D'YVOY, crsv
Le Dimanche 3 juin 2018
Eucharistie de la Solennité du SAINT-SACREMENT (ou Festival FÊTE-DIEU) (B)


Introduction de Frère Jean-François : Merci à vous d’être venus ce matin, pour honorer le Seigneur. Vous savez, ce matin, nous sommes au cœur du Festival. Nous sommes aussi entrés dans le Synode diocésain, qui a pour thème : « Tu as du prix à mes yeux ! » C’est une parole du Seigneur, que nous avons accueillie, que nous accueillons aussi en ce jour.

Festival de la Fête-Dieu. Toute la journée d’hier, avec les jeunes, les personnes bénévoles et le groupe Sinaï, nous avons formé « un seul cœur, une seule âme », si cher à Saint Augustin. Nous avons célébré le Seigneur dans une magnifique veillée de louange et d’adoration.

C’est une joie pour Dieu, pour toute l’Eglise et pour nous de célébrer la Solennité du Très Saint Sacrement du Corps et du sang du Christ, notre Seigneur et notre Sauveur, en communion avec le Saint Père et l’Eglise universelle. Vous nous aidez à célébrer dignement, à honorer, à adorer le Christ Seigneur, dans son mystère d’Amour.

Nous avons la joie d’accueillir un confrère Chanoine Régulier, Monseigneur Hugues Paulze d’Ivoy, Père abbé de la congrégation canoniale de Saint Victor. C’est un jeune Père abbé, depuis 2015, qui a déjà plein d’expérience. C’est une congrégation qui a des fondations en Afrique et en Asie.

Cher Père Hugues, vous avez pour devise canoniale ou abbatiale : « Spiritus accendit in dilectionem. » Nous traduisons : « L’Esprit Saint nous embrase dans la dilection. » L’Esprit Saint. Comme pasteur, cher Père, aidez-nous à grandir dans la Foi, la ferveur, dans l’amour de l’Eucharistie, sacrement d’unité et de charité, pour en recueillir les fruits de salut et nous donner le goût de la vie de Dieu.

Oui, chers frères et sœurs, que notre louange, que notre chant, avec les anges et les saints, fassent vibrer les murs de cette église pour la gloire de Dieu. Amen. Paix et joie! Amen.


Introduction de Monseigneur Paulze d’Ivoy : Cher Père Prieur, chers confrères, chers frères et sœurs, merci beaucoup de votre accueil. C’est une très grande joie de célébrer ensemble le Seigneur dans la Fête de son Corps et de son Sang eucharistique.

Et ensemble, nous sommes sur la route, avec Lui, unis à votre Eglise diocésaine qui est en route missionnaire, à travers son synode, unis à votre évêque et à ses intentions.

Au début de la célébration de l’Eucharistie, en ce jour de fête et de joie, nous nous reconnaissons pauvres et pécheurs. Il y a des ombres, des péchés, des ténèbres en nous. Humblement faisons silence, reconnaissons-nous pécheurs, implorons le pardon du Dieu vivant.


Homélie : « Partager la Parole et célébrer ensemble l’Eucharistie fait davantage de nous des frères et nous convertit progressivement en communauté sainte et missionnaire. » C’est ainsi, chers confrères, chers frères et sœurs, que le Saint Père François s’exprime dans son exhortation à la sainteté dans le monde moderne, où, évidemment, l’Eucharistie nous est offerte comme une source vitale de transformation dans la sainteté.

 Le sacrement de l’Eucharistie, que nous adorons, célébrons, fêtons, honorons de manière plus particulière aujourd’hui, comporte de multiples richesses. Je voudrais, avec vous, en retenir trois, pour que notre Foi en l’Eucharistie grandisse et pour que notre transformation dans le Christ en résulte plus forte, plus entière, plus sainte et plus missionnaire.

 La première chose pour laquelle cette Fête-Dieu a été instituée par l’Eglise sous l’impulsion d’une sainte mystique, de notre ordre canonial, Sainte Julienne du Mont-Cornillon, en Belgique, c’est que, en ce jour, et c’est ce que vous faites, non seulement aujourd’hui, mais déjà depuis hier, nous prenions le temps et les moyens de faire jaillir de notre cœur, pour le Seigneur Jésus, présent dans l’Eucharistie, notre admiration, notre reconnaissance, notre action de grâce, notre louange, notre adoration.

 Comme il est bon, frères et sœurs, d’être en présence du Seigneur et de laisser jaillir du plus profond de nous un cri de joie, de lumière, de paix. En reprenant les paroles de l’Ecriture : « Voici le Sang de l’Alliance. » Voici le Christ, le Grand Prêtre des biens à venir, qui s’est offert Lui-même poussé par l’Esprit. « Ceci est mon Corps. Ceci est mon Sang, le Sang de l’Alliance. » Quel mystère ! Quelle grâce !

 Alors, dans notre vie, dans notre monde, le plus souvent sans doute, c’est la grisaille, les difficultés, les peines, les épreuves, la fatigue du chemin. Aujourd’hui, c’est la joie, la louange, la lumière. L’Eucharistie fait de nous et fait de notre vie, non pas un cri de désespoir, mais un cri d’espérance et de joie.

L’Eucharistie appelle de nous ce qu’il y a de plus profond en nous, la faim de Dieu Lui-même. Aucun bien sur terre ne peut combler notre cœur. Un seul, Dieu Lui-même, est l’Eucharistie, est le pain où Dieu se donne à nous pour combler notre faim et faire grandir encore notre faim de Dieu Lui-même, jusqu’à ce que dans le Christ, avec le Christ, nous buvions un vin nouveau dans le Royaume de Dieu.

Il est bon, ici, en célébrant l’Eucharistie, en l’adorant cet après-midi, de reprendre les paroles merveilleuses de notre père saint Augustin au début de ses Confessions, où toute cette spiritualité merveilleuse nous est offerte pour que nous ayons faim de Dieu, pour que notre vie soit une louange vers Dieu : « Tu es grand, Seigneur, et très digne de louange. Ta puissance est grande et ta sagesse innombrable et l’homme veut Te louer. » Voilà notre vie, frères et sœurs, aimer, désirer, louer Dieu, avoir faim de Lui.

Mais qui sommes-nous ? « L’homme, poursuit Augustin, est une petite partie de ta Création. Il porte en lui le témoignage de sa mortalité, le témoignage de son péché, le témoignage que Tu résistes aux superbes. Et cependant, l’homme veut Te louer, car c’est Toi-même, Seigneur, qui l’y incite, qui l’y pousse. Tu lui donnes de se délecter à Te louer, car -vous connaissez ces paroles- « notre cœur est sans repos, tant qu’il ne repose en Toi. » L’Eucharistie, frères et sœurs, est le pain, désir de Dieu et du repos en Dieu Lui-même.

Demandons au Seigneur, aujourd’hui, de reprendre toute notre vie pour qu’elle ne soit plus qu’aimantée par la faim de Dieu. Demandons au Seigneur que toute notre Foi chrétienne revienne en Dieu Trinité, jusqu’au Christ présent dans l’Eucharistie. Nous souvenant, comme disait merveilleusement Benoit XVI, « qu’à l’origine du fait d’être chrétien, il n’y a pas une grande idée, ou même une grande morale, mais la rencontre avec quelqu’un, le Christ, qui vient vers nous, qui vient habiter et transformer notre vie. »

Le deuxième aspect, la deuxième facette de ce mystère lumineux de l’Eucharistie, frères et sœurs, que je voudrais contempler avec vous, c’est que le sacrement du Corps et du Sang du Christ est pour nous, pour chacun de nous, comme religieux, comme consacré, comme prêtre, comme fidèle laïc, pour la mission, la transformation du monde, comme jeunes qui cherchent leur vocation, pour chacun de nous, l’Eucharistie est la nourriture de notre sainteté, c’est-à-dire du Christ Lui-même en nous, qui veut faire de nous, par la puissance sa Pâque, comme nous l’a dit la lettre aux Hébreux, qui veut faire de notre vie un "culte au Dieu vivant."

Il est bon, en célébrant l’Eucharistie, d’entendre de nouveau les paroles du Saint Père François qui nous invite à vivre l’appel à la sainteté comme l’union même avec le Christ. « La sainteté, dit-il, c’est vivre les mystères de sa vie en union avec Lui, le Christ. C’est reproduire dans notre existence personnelle divers aspects de la vie terrestre de Jésus, sa vie cachée, sa vie communautaire, sa proximité avec les derniers, sa pauvreté et d’autres manifestations du don de Lui-même par Amour. La contemplation de ces mystères nous amène à les faire « chairs » dans nos choix et dans nos attitudes. »

Etre saints, frères et sœurs, c'est notre vocation à chacun de nous, c’est, au fond, puiser le Christ dans l’Eucharistie pour que notre vie devienne la sienne, pour qu’Il vive en nous ses propres mystères. C’est cela être baptisé. C’est cela être Chrétien. C’est cela être membre du Christ.

Et le Saint Père François insiste : « Le dessein du Père, dit-il, c’est le Christ et nous en Lui. C’est le Christ aimant en nous. » Le Christ aimant en nous.

Frères et sœurs, l’Eucharistie est la source, le modèle, le moteur même de notre sainteté. Quelle que soit notre vie, quel que soit notre parcours, quelle que soit notre vocation, le Christ veut faire de nous des saints, en venant vivre sa prière, son offrande, sa charité, en chacun de nous, pour que chacun de nous Le porte et Le rayonne dans le monde.

La troisième facette de la Sainte Eucharistie que je vous propose de méditer, frères et sœurs, est de comprendre, dans la dynamique du Synode de votre Eglise diocésaine, que l’Eucharistie est le pain de la route. Préfiguré déjà depuis la manne au désert, il fallait une nourriture quotidienne pour avancer sur la route avec le Seigneur et vers le Seigneur.

L’Eucharistie est le pain de la route, la force pour aller de l’avant, pour suivre le Christ, pour sortir avec Lui dans la mission. « La mission, écrit votre évêque, c’est d’ouvrir en ce monde des chemins de joie. C’est vivre au quotidien l’exode de la sortie de soi, se lancer dans des relations empreintes de gratuité et d’amour. C’est tendre la main aux petits, aux abandonnés, aux mal aimés. »

Que fait le Christ, frères et sœurs, dans l’Eucharistie ? Il sort vers nous. Et ensuite, Il vient en nous pour que nous sortions avec Lui vers nos frères qui ont besoin de Lui. Et ce n’est pas une option, frères et sœurs. C’est le sens même de l’Eucharistie qui nous transforme dans le Christ en don de notre vie à Dieu pour nos frères.

« La mission, écrit votre évêque, c’est donner un nouveau sens à notre vie, en l’enrichissant du potentiel d’Amour que Dieu, en Jésus, offre à l’humanité toute entière. » Quelle belle expression, frères et sœurs ! Notre vie prend un nouveau sens à cause de ce potentiel d’Amour que Dieu, en Jésus, offre à l’humanité toute entière.

Ce potentiel infini d’Amour, frères et sœurs, est présent tout entier, tout entier, plus grand que le monde, en chaque Eucharistie. En chaque Eucharistie, Il veut, en la pauvreté et le silence, venir et reposer en nous. Et chaque jour, Il veut nous entrainer au don de nous-mêmes.

Que la Vierge Marie, frères et sœurs, elle qui a porté le corps de chair du Christ, elle qui l’a offert et s’est offerte avec Lui, que la Vierge Marie nous aide à accueillir le Christ, à Le célébrer, à nous offrir avec Lui. Amen.


RETOUR Liste homélies


HOMÉLIE DE MONSEIGNEUR HUGUES PAULZE D'YVOY, crsv
Le Dimanche 3 juin 2018
Vêpres-Procession de la Solennité du SAINT-SACREMENT (ou Festival FÊTE-DIEU)


Homélie : L’exhortation apostolique « L’appel à la sainteté dans le monde actuel », du Pape François, est centrée sur une très belle présentation des Béatitudes.

Le Saint Père François a, à propos de l’Eucharistie, écrit ceci (le premier point nous rappelle le rapport entre Parole de Dieu et l’Eucharistie) : « La rencontre avec Jésus, dans les Ecritures, nous conduit à l’Eucharistie, où cette même Parole atteint son efficacité maximale, car elle est présence réelle de Celui qui est la Parole vivante. »

 C’est un mystère, pour nous, très étonnant. Le Christ, que nous adorons dans l’Eucharistie, est parfaitement silencieux. Et pourtant, Il est le Verbe qui jaillit éternellement du Père pour exprimer, révéler, nous donner le Père dans son Amour de Père.

 Et le Christ s’exprime pour nous de bien des manières : dans la Création, dans notre vie, dans la Parole de Dieu. « Toute la Parole de Dieu parle du Christ, -disait Saint Augustin,- et enseigne la charité. » Toute l’Ecriture Sainte est relative au Christ qui est Lui-même, comme personne divine, le Verbe, c’est-à-dire la Parole du Père. Mais cette Parole s’achève dans l’Eucharistie. La Parole de Dieu, qui est le Christ, atteint son efficacité maximale dans l’Eucharistie, présence réelle de Celui qui est la Parole vivante.

Combien de fois, en célébrant l’Eucharistie, en participant à l’Eucharistie, en recevant l’Eucharistie, nous passons plus de temps à parler qu’à écouter, alors que le Christ est la Parole vivante du Père. C’est une grâce que nous pouvons peut-être demander aujourd’hui, à l’Esprit Saint, de rendre notre cœur, notre esprit davantage à l’écoute de Celui qui est la Parole divine même et qui nous parle encore plus au fond de nous-mêmes, dans le silence de l’Eucharistie.

Bien souvent, nous sommes tentés de nous plaindre, vous comme nous (je vous rassure, nous sommes de la même pâte), pensant que Dieu ne répond pas à nos questions, à nos demandes : Alors, que fais-Tu ? Que dis-Tu ? Où es-Tu ? Il est là. Il est là et Il nous aime. Il se donne à nous, Il s’offre pour nous.

Dans notre vie, le plus souvent, nous n’avons pas besoin qu’on résolve toutes nos affaires à notre place, mais nous avons surtout besoin de quelqu’un qui nous aime. Et Il est là. Et c’est Dieu-même.

Le Saint Père poursuit : « Là, (dans l’Eucharistie), l’unique Absolu (avec un A majuscule, Dieu) reçoit la plus grande adoration que puisse lui rendre cette terre, car c’est le Christ qui s’offre. » L’Eucharistie, c’est d’abord l’adoration, la louange, l’action de grâce, l’offrande, le sacrifice du Christ dans son humanité sainte à son Père.

C’est une chose que nous avons du mal à réaliser. C’est une chose si grande, qui nous dépasse tellement. Mais en participant à l’Eucharistie, en l’adorant, en la recevant, nous entrons dans l’adoration du Fils de Dieu dans son humanité sainte à son propre Père. Et c’est pourquoi le Saint Père peut écrire que c’est l’adoration la plus grande que la terre puisse rendre à l’Unique Absolu, à Dieu. Le Christ vient au nom de nous-mêmes, comme le premier d’entre nous, notre frère, notre chef, notre tête, adorer le Père pour nous.

Quelquefois nous nous disons au bout d’un moment : je ne sais plus quoi dire en adorant le Seigneur. Il ne nous demande pas forcément de dire des choses, vous savez. Nous ne savons plus comment prier quelquefois. Eh bien, il n’y a pas à chercher ailleurs. Dans l’Eucharistie, nous sommes face et dans l’adoration du Fils à son Père, dans son humanité sainte.

Appartenir au Christ, c’est rentrer dans sa prière à Lui, et c’est la sienne qui entre en nous. C’est tellement grand et simple à la fois que, peut-être, nous n’osons pas y croire. Et pourtant, c’est bien cela. Il y a tant de misères, de souffrances, d’indifférence pour Dieu, de drames petits ou grands, dans notre monde. Quelle réponse d’amour ? Nous ne pouvons pas l’apporter. La réponse de l’Amour, c’est le Christ qui l’apporte sans cesse. Lui seul peut répondre pour la terre à l’Amour de son Père. Lui seul. Et dans l’Eucharistie, Il nous invite à participer à sa réponse d’Amour à son Père.

Le Saint Père poursuit encore ce petit paragraphe, avec cette phrase : « Et quand nous Le recevons dans la communion, nous renouvelons notre alliance avec Lui et nous Lui permettons de réaliser toujours davantage son œuvre de transformation. »

Renouveler notre alliance avec Lui. Comment une alliance d’Amour se renouvelle-t-elle ? Par un contact d’Amour, par un don mutuel. Il vient en nous comme l’Epoux de l’Eglise, comme Celui qui se donne à nous, parce qu’Il nous aime.

« Tu as du prix à mes yeux. » dit le chemin de votre synode. Dieu nous aime éternellement, infiniment. C’est la clé de tout. Tout est là. Nous ne sommes pas chrétiens pour autre chose. Nous renouvelons notre alliance avec Lui et nous le Lui permettons.

Voilà, nous avons aussi à nous convertir, à ouvrir davantage encore un peu notre cœur, un peu ou beaucoup. Nous Lui permettons de réaliser toujours davantage son œuvre de transformation. C’est Lui qui vient agir en nous. C’est Lui qui vient nous transformer.

Devant l’appel à la sainteté, devant la charité à accomplir, devant nos vocations à approfondir, quelles forces avons-nous par nous-mêmes ? Aucune. Au début de notre vie, nous avons sans doute quelques beaux idéaux qui ne sont pas sans valeur, mais qui ne nous permettent aucunement d’aller au fond des choses. Et nous constatons nos faiblesses, nos limites, qui sont grandes. Mais Lui veut et peut venir, agir en nous.

Alors, ce que nous pouvons Lui demander ce soir : la grâce, sa grâce, pour que nous disions « oui » à son œuvre d’Amour en nous, pour que nous Lui permettions de réaliser toujours davantage son œuvre de transformation. Quelle est cette transformation ? Que nous devenions Lui-même, qu’Il nous unisse à Lui et qu’en Lui, Il nous unisse entre nous.


RETOUR Liste homélies


HOMÉLIE DE FRÈRE PHILIPPE-MARIE
Le Vendredi 8 juin 2018
Solennité du SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS (B)

1ère communion d'Augustin Collongues


Introduction du Père Paul Pageaud : Aujourd'hui c'est la Fête du Cœur de Jésus, ce Cœur transpercé source de toutes les grâces, parce qu'il est le trône de l'Esprit-Saint.

Aujourd'hui le jeune Augustin Collongues va faire sa première communion; c'est une très grande grâce : Jésus va venir en lui, et pas seulement Jésus, quand Jésus est là, il y a Dieu le Père qui est là, il y a l'Esprit-Saint qui est là, il y a aussi tous les Anges du ciel qui sont là, pour accompagner, Dieu le Père, Dieu le Fils, et Dieu l'Esprit-Saint. Et un enfant qui reçoit pour la première fois sa communion, ressemble à la Vierge Marie qui a été enceinte de l'Enfant-Jésus, c'est une très grande grâce. Et il est important pour le Papa et la Maman d'aider cet enfant à rester vraiment chrétien, d'abord par la prière et ensuite par les actes, car tant qu'un enfant reste fidèle à Dieu, Jésus demeure en lui.

Au début de cette messe, demandons pardon à Dieu pour tous nos péchés.


Homélie de Frère Philippe-Marie : Augustin, tu vas faire ta première communion en cette Fête du Cœur de Jésus qu'on appelle le Sacré-Cœur, Sacré-Cœur ! parce que le Cœur de Jésus est totalement saint, totalement tourné vers Dieu, totalement consacré à Dieu, et c'est un très beau jour pour faire ta première communion.

 Pourquoi ? Eh bien, parce que ton cœur à toi aussi est consacré à Dieu, depuis le jour de ton baptême. Tu vois, tu as voulu que ton cierge de Baptême soit présent au jour de ta première communion. Cette lumière qui a été allumée dans ton cœur, la lumière de Jésus, et qui doit sans cesse grandir dans ta vie.

 Ton cœur à toi aussi est saint. Oh ! Il n'est pas aussi saint que le Cœur de Jésus, mais le but de ta vie chrétienne, c'est précisément que ton cœur devienne de plus en plus saint, de plus en plus ressemblant au Cœur de Jésus, et donc, cette Fête du Cœur-Sacré de Jésus, eh bien, t'invite à entrer dans un cœur à cœur avec Jésus. Cette Fête t'invite à entrer toujours plus dans l'intimité du Cœur de Jésus, à être vraiment l'ami du Cœur de Jésus.

 Alors, comment faire pour entrer dans l'intimité du Cœur de Jésus ? Eh bien, c'est d'abord en écoutant sa Parole. Tu sais que des amis, ça se rencontrent, ça se parlent, ça s'écoutent, eh bien, pour Jésus c'est pareil, c'est en écoutant Jésus, c'est en laissant descendre sa Parole au plus profond de ton cœur que tu entreras, dans ce cœur à cœur avec Jésus.

 Je t'invite, maintenant que tu auras fait ta première communion, à ne pas laisser passer une semaine, sans lire l'évangile du dimanche suivant, sans laisser descendre dans ton cœur ce que Jésus voudra te dire, même si tu ne comprends pas tout, ce n'est pas grave, ça n'empêchera pas Jésus de parler à ton cœur.

 Et puis, le deuxième moyen pour entrer dans l'intimité du Cœur de Jésus, c'est la Communion. Par la Communion, c'est Jésus en personne qui vient habiter ton cœur et te remplir de son Amour et de sa Vie Divine. Ce n'est pas rien cela ! Mais cette Communion ne portera son fruit de grâce en toi, que si tu as d'abord ouvert la porte de ton cœur en écoutant sa Parole dans l'évangile. C'est important de lier les deux : l'écoute de l'évangile et puis la communion.

 Les Lectures de la Parole de Dieu, en cette messe du Sacré-Cœur, nous apprennent justement à mieux connaître le Cœur de Jésus, et ces Lectures nous disent que le Cœur de Jésus est un Cœur transpercé, et donc un Cœur qui a connu la mort, c'est un Cœur incompris, rejeté, et puis c'est un Cœur qui nous donne accès à Dieu le Père en toute confiance.

 Le Cœur de Jésus, c'est un Cœur transpercé, nous l'avons entendu dans l'évangile : « Quand les soldats arrivèrent à Jésus, voyant qu'Il était déjà mort, ils ne Lui brisèrent pas les jambes, (pour le faire mourir, pour qu'Il ne puisse plus respirer) mais un des soldat avec sa lance, lui perça le côté, et aussitôt, il en sortit du sang et de l'eau. »

 Le Cœur de Jésus est un Cœur qui s'est livré totalement pour nous, jusqu'à en mourir : « Il m'a aimé et s'est livré pour moi. » a dit saint Paul. Même mort, le Cœur de Jésus continue à être une source d'eau vive. Tu as vu que du côté ouvert de Jésus ont coulé du sang et de l'eau. c' est devenu une source. Le Cœur de Jésus qui nous a aimé jusque là, attend alors de nous quelque chose.

 Le Cœur de Jésus attend la réciprocité de l'amour. L'amour n'attend qu'une chose, c'est qu'on l'aime à notre tour. Et lorsque nous venons à Jésus avec un cœur plein d'amour pour Lui, eh bien, nous Lui apportons une grande consolation, un grand réconfort.

 Mais ce Cœur de Jésus est souvent incompris, et parfois rejeté. C'est ce qui s'est passé autrefois entre le peuple d'Israël et Dieu, et nous continuons à faire la même chose. A travers le prophète Osée, le Seigneur montre tout ce qu'Il a fait pour son peuple, pour le libérer, -le peuple de Dieu était esclave en Egypte,- et le Seigneur l'a libéré, il l'a éduqué pendant 40 ans dans le désert, et le Seigneur dit : « Et il n'a pas compris que je venais à son secours. »

 On ne comprend pas ce que Dieu fait pour nous. « Mais ils ont refusé de revenir à moi»; » il y a l'incompréhension et plus grave encore, le refus. Et aujourd'hui encore, beaucoup ont abandonné Dieu, beaucoup de chrétiens ont abandonné Jésus, parce qu'ils n'ont pas compris de quel Amour ils sont aimés par Jésus. Beaucoup de chrétiens, de baptisés ne vont plus communier, ou bien même, communient mais sans s'être préparé le Cœur par la confession, -comme tu l'as fait,- et ils attristent le Cœur de Jésus. Jésus a besoin d'être consolé.

 Et enfin, le Cœur de Jésus est la porte qui nous permet d'accéder au Cœur du Père. Le Cœur de Jésus nous permet d'accéder auprès de Dieu en toute confiance, et c'est pour cela que nous disons à Jésus : « Jésus, j'ai confiance en Toi! » et c'est une prière que tu peux faire souvent : « Jésus, j'ai confiance en Toi! »

 Eh bien, Augustin, cette communion va être ta première communion, et elle sera suivie de beaucoup d'autres communions, je l'espère ! Eh bien, que chaque communion te fasse découvrir toujours plus la profondeur de l'Amour du Cœur de Jésus pour toi. Que chaque communion te fasse entrer dans un cœur à cœur avec Jésus pour que tu puisses aimer les autres avec l'Amour du Cœur de Jésus, et pour que Jésus te conduise au Cœur du Père. Amen.


RETOUR Liste homélies