La Cotellerie 27 août, Sainte Monique, Office
27 août, Sainte Monique – Commun des saintes
Office des lectures
Antienne invitatoire :
Ant. Avec sainte Monique, mère d’Augustin, chantons la louange de Dieu !
Ps. 99. Entrée au temple
Que règne dans vos cœurs la paix du Christ ! Vivez dans l’action de grâce. Col 4, 15
01 Acclamez le Seigneur, terre entière,
02 servez le Seigneur dans l’allégresse,
venez à lui avec des chants de joie !
03 Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui,
nous, son peuple, son troupeau.
04 Venez dans sa maison lui rendre grâce,
dans sa demeure chanter ses louanges ;
rendez-lui grâce et bénissez son nom !
05 Oui, le Seigneur est bon,
éternel est son amour,
sa fidélité demeure d’âge en âge. r
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était, et qui vient,
pour les siècles des siècles. Amen.
Hymne : La joie de Dieu ne passe pas W 13-26
1. La joie de Dieu ne passe pas
Qui change tout en espérance
Depuis que l’homme sur la croix
Remit au père sa confiance !
2. Jamais ne manquent les témoins
De cette joie au long des siècles,
Et quand l’Église se souvient
A l’horizon, d’autres se lèvent.
3. Un seul message de bonheur
Que tant de vies nous manifestent !
Un seul visage, un seul Seigneur !
Et tant de Saints qui le reflètent.
(CFC/Berthier/Studio SM)
Psaumes du commun des saintes : ton en sol mineur
Ant. 1 Ma maison, Seigneur, c’est toi ; demeure en moi, pour que je demeure en toi.
Ant. 2 Voici l’époux qui vient ; aimons-le, il nous a aimés le premier.
Ou bien : C’est toi, Seigneur, ma force ; mon espérance dès ma jeunesse.
Ant. 3 Le Seigneur vous plaît par sa beauté : louez-le donc et rendez-lui grâce.
Ou bien : J’ai fait de mes larmes mon pain : elles ont consolé ma douleur et nourri ma faim.
Verset :
V/. Accueille les paroles de ma bouche.
R/. Seigneur mon rocher, mon défenseur.
1ère Lecture :
De la première lettre à Timothée 5, 3-16
Honore les veuves, celles qui le sont réellement. Si, en effet, une veuve a des enfants ou des petits- enfants, c’est à eux en premier d’apprendre à pratiquer la piété envers leur propre famille et à payer de retour leurs parents. Voilà, certes, qui est agréable aux yeux de Dieu. Quant à celle qui est réellement veuve, qui est demeurée tout à fait seule, elle a mis son espérance en Dieu et persévère nuit et jour dans les supplications et les prières. Par contre, celle qui ne pense qu’au plaisir est morte, quoique vivante. Voilà aussi ce que tu dois prescrire, afin qu’elles soient irréprochables. Si quelqu’un ne prend pas soin des siens, surtout de ceux qui vivent dans sa maison, il a renié la foi, il est pire qu’un incroyant.
Une femme ne sera inscrite au groupe des veuves que si elle est âgée d’au moins soixante ans et n’a eu qu’un mari, Il faut qu’elle soit connue pour ses belles œuvres: qu’elle ait élevé des enfants, exercé l’hospitalité, lavé les pieds des saints, assisté les affligés, qu’elle se soit appliquée à toute œuvre bonne.
Quant aux jeunes veuves, tu les écarteras. Car, lorsque leurs désirs les détournent du Christ, elles veulent se remarier, encourant ainsi le jugement pour avoir rompu leur premier engagement. De plus, comme elles sont désœuvrées, elles apprennent à courir les maisons; non seulement elles sont désœuvrées, mais encore bavardes et indiscrètes, elles parlent à tort et à travers. Je veux donc que les jeunes veuves se remarient, qu’elles aient des enfants, dirigent leur maison et ne donnent aucune prise aux médisances de l’adversaire. Car il en est déjà quelques-unes qui se sont égarées en suivant Satan. Si une croyante a des veuves dans sa parenté, qu’elle les assiste; il ne faut pas que l’Eglise en ait la charge, afin qu’elle puisse assister celles qui sont réellement veuves.
Répons :
R/. Ses fils se lèvent
pour la proclamer bienheureuse,
et son mari pour faire son éloge.
V/. Elle fait le bonheur des siens
tous les jours de sa vie.
V/. Elle étend ses mains sur le pauvre
et tend les bras à l’indigent.
V/. Force et dignité la revêtent,
elle rit au jour qui vient.
2ème Lecture :
Confessions de notre Père saint Augustin
Une mère qui a enfanté son fils et de sa chair et de son cœur.
Accueille mes confessions et mes actions de grâces, mon Dieu, pour d’innombrables bienfaits, même si je les garde secrets. Mais je ne cacherai rien de ce que conçoit mon âme sur ta digne servante, celle qui m’a conçu pour me faire naître et de sa chair à la lumière du temps et de son cœur à celle de l’éternité.~
Ainsi donc, elle fut élevée dans la pudeur et la tempérance, et mise par toi sous l’autorité de ses parents plutôt que par eux sous la tienne. Dès qu’elle eut atteint l’âge nubile, elle fut donnée à un homme qu’elle servit comme son maître. Elle mit tout en œuvre pour le gagner à toi, en lui parlant de toi par ses vertus qui te servaient à la rendre belle et digne d’amour, de respect, d’admiration aux yeux de son époux. ~
Tu lui avais fait encore, mon Dieu, cadeau d’une grande faveur : dans les dissentiments et les discordes entre n’importe quelles personnes, elle s’offrait en pacificatrice dès qu’elle le pouvait. Elle avait beau entendre, de part et d’autre, ces multiples et mutuelles récriminations, que vomissent d’ordinaire les cœurs gonflés d’une discorde mal digérée, lorsqu’en présence d’une amie et en l’absence de l’ennemie l’aigreur des propos exhalés trahit la crudité des haines ; jamais pourtant à l’une sur l’autre elle ne rapportait rien, sinon ce qui pouvait servir à les réconcilier. ~
Enfin, lorsque son mari était déjà au terme de sa vie temporelle, elle réussit à le gagner, lui aussi, à toi ; et elle n’eut plus à déplorer en celui qui était désormais croyant, ce qu’elle avait supporté lorsqu’il ne l’était pas encore.~
Elle avait élevé ses fils, en les enfantant à nouveau autant de fois qu’elle les voyait dévier de toi. Nous tous enfin, Seigneur, puisque ta bienveillance nous permet de nous dire tes serviteurs, nous qui, avant son dernier sommeil, vivions déjà associés en toi après avoir reçu la grâce de ton baptême, nous avons été l’objet de ses soins, comme si nous étions tous ses fils ; et elle s’est mise à notre service, comme si elle était notre propre fille.
Or il était imminent, le jour où elle allait quitter cette vie. Nous étions seuls, elle et moi, debout, accoudés à une fenêtre. Nous parlions ensemble avec une grande douceur. Oubliant le passé et tendus vers l’avenir, nous cherchions ensemble, auprès de la Vérité, c’est-à-dire auprès de toi, ce que serait la vie éternelle des saints, que l’œil n’a pas vue, que l’oreille n’a pas entendue, que le cœur n’a pu concevoir. Nos cœurs s’ouvraient avidement aux flots célestes de ta source : la source de vie, qui est en toi, afin d’en être arrosés selon notre capacité, et de pouvoir de quelque façon concevoir une si grande réalité. ~
Comme nous causions ainsi et qu’au fil des paroles, ce monde, avec tous ses plaisirs, perdait pour nous tout intérêt, ma mère me dit alors : « Mon fils, pour moi, il n’y a plus rien qui me donne du plaisir en cette vie, Qu’y ferais-je maintenant ? Pourquoi y suis-je encore ? Je ne le sais pas. Je n’ai plus rien à espérer de ce monde, Une seule chose me faisait désirer de m’attarder dans cette vie quelque temps encore, c’était de te voir, avant ma mort, chrétien catholique, Dieu m’a plus que comblée, puisque je vois que tu es son serviteur au point de mépriser les joies terrestres ».~
Environ cinq jours après, ou un peu plus, elle se mit au lit avec la fièvre. ~ « Enterrez, dit-elle, mon corps n’importe où ! Que cela ne vous donne aucun souci ! 3e vous demande seulement de vous souvenir de moi à l’autel du Seigneur, partout où vous serez ». ~ Ainsi donc, après neuf jours de maladie, âgée de cinquante-six ans, alors que j’en avais trente- trois, cette âme croyante et pieuse quitta son corps.
Répons :
R/. Dieu créa l’homme à son image :
homme et femme il le créa.
V/. Une femme parfaite est la joie de son mari ;
il passera dans la paix les années de sa vie.
V/. La grâce d’une femme est à l’intérieur du cœur,
parure incorruptible d’un esprit doux et paisible.
V/. Ce mystère est grand :
le Christ est l’époux de l’Église;
il l’a aimée et s’est livré pour elle.
Te Deum en grégorien
Oraison :
Dieu de miséricorde,
tu as accordé à sainte Monique la joie
de voir son fils abandonner les ténèbres de l’erreur,
devenir chrétien et se mettre entièrement à ton service :
Accorde-nous, par son intercession,
la grâce de persévérer dans ta volonté ;
afin qu’au long des jours,
le peuple dévoué à ton service
augmente en nombre
et grandisse en sainteté.
Par Jésus Christ.
Office des laudes :
Psaumes du dimanche I
Ant. 1 J’ai soif dans la marche, j’ai soif dans la course ; au terme, tu me combleras.
Ant. 2 Dans la peine et la joie, ta louange est sans cesse en ma bouche.
Ant. 3 Je te rends grâce, ô mon Dieu, douceur, gloire, espérance de mon âme.
Parole de Dieu : Rm 8, 28-30
Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu’ils appelés selon le dessein de son amour, Ceux qu’il connaissait par avance, il les a aussi destinés à être l’image de son Fils, pour faire de ce Fils l’aîné d’une multitude de frères. Ceux qu’il destinait à cette ressemblance, il les a -aussi appelés; ceux qu’il a appelés, il en a fait des justes; et ceux qu’il a justifiés, il leur a donné sa gloire.
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Répons de Berthier page 231 commun des saintes le soir
R/. Allégresse pour qui s’abrite en toi,
joie éternelle !
V/. Tu les protèges, pour toi, ils exultent. R/.
V/. Tu bénis ceux qui aiment ton nom. R/.
Cantique de Zacharie :
Ant. Monique, heureuse mère, ta chair enfanta Augustin à la lumière du temps, et ton cœur à la vie éternelle.
Louange et intercession :
Frères bien-aimés, en ce jour où nous célébrons la fête de sainte Monique, prions avec ferveur le Seigneur :
R/. Regarde-nous, Seigneur, exauce-nous.
Tu as exaucé les prières et les larmes de sainte Monique en convertissant son fils Augustin pour en faire une lumière incomparable de l’Église,
– donne à ceux qui ont dévié du droit chemin de revenir avec confiance vers toi, le Père des miséricordes.
Tu as accordé à sainte Monique la joie de voir son fils non seulement chrétien, mais encore ton serviteur,
– fais que les mères de famille sachent discerner la vocation de leurs enfants et les encourager à suivre ton appel.
Tu as accordé à sainte Monique la force de gagner à toi son mari alors qu’il était au terme de sa vie terrestre,
– aide-nous, par ta grâce, à ramener vers toi ceux qui risquent de se perdre.
Tu as enflammé le cœur de sainte Monique et de son fils pour qu’ils s’abreuvent à ta source de vie,
– fais-nous vivre en ce monde dans l’ardent désir des biens du ciel.
Notre Père
Oraison propre.
Dieu de miséricorde,
tu as accordé à sainte Monique la joie
de voir son fils abandonner les ténèbres de l’erreur,
devenir chrétien et se mettre entièrement à ton service :
Accorde-nous, par son intercession,
la grâce de persévérer dans ta volonté ;
afin qu’au long des jours,
le peuple dévoué à ton service
augmente en nombre
et grandisse en sainteté.
Par Jésus Christ.
Office du milieu du jour : Psaumes du Jour
Office de Tierce :
Ant. Sur mes serviteurs et mes servantes, je répandrai mon Esprit.
Parole de Dieu : Pr 1, 8-9
Mon fils, observe la discipline que t’impose ton père et ne néglige pas l’enseignement de ta mère ; car ce sera pour ta tête une couronne gracieuse, des colliers autour de ton cou.
V/. Ils s’en vont, ils s’en vont en pleurant.
R/. Ils portent la semence.
Oraison propre.
Dieu de miséricorde,
tu as accordé à sainte Monique la joie
de voir son fils abandonner les ténèbres de l’erreur,
devenir chrétien et se mettre entièrement à ton service :
Accorde-nous, par son intercession,
la grâce de persévérer dans ta volonté ;
afin qu’au long des jours,
le peuple dévoué à ton service
augmente en nombre
et grandisse en sainteté.
Par Jésus Christ.
Office de Sexte :
Ant. Mon cœur et ma chair crient de joie vers toi, ô Dieu vivant !
Parole de Dieu : Pr 4, 3-4
J’ai été un bon fils pour mon père,
et ma mère me chérissait comme un fils unique.
Elle m’enseignait en ces termes :
Que ton cœur saisisse mes paroles ;
garde mes préceptes et tu vivras.
V/. Ils s’en viennent, ils s’en viennent en chantant.
R/. Ils rapportent les gerbes.
Oraison propre.
Dieu de miséricorde,
tu as accordé à sainte Monique la joie
de voir son fils abandonner les ténèbres de l’erreur,
devenir chrétien et se mettre entièrement à ton service :
Accorde-nous, par son intercession,
la grâce de persévérer dans ta volonté ;
afin qu’au long des jours,
le peuple dévoué à ton service
augmente en nombre
et grandisse en sainteté.
Par Jésus Christ.
Office de None :
Ant. Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi.
Parole de Dieu : Pr 6, 20-22
Mon fils, observe les préceptes de ton père
et ne néglige pas l’enseignement de ta mère.
Attache-les toujours à ton cœur,
fixe-les autour de ton cou.
Dans tes allées et venues ils te guideront,
près de ton lit ils veilleront sur toi
et à ton réveil ils dialogueront avec toi,
V/. Le Seigneur a écouté le cri de me pleurs.
R/. Le Seigneur a exaucé ma prière.
Oraison propre.
Dieu de miséricorde,
tu as accordé à sainte Monique la joie
de voir son fils abandonner les ténèbres de l’erreur,
devenir chrétien et se mettre entièrement à ton service :
Accorde-nous, par son intercession,
la grâce de persévérer dans ta volonté ;
afin qu’au long des jours,
le peuple dévoué à ton service
augmente en nombre
et grandisse en sainteté.
Par Jésus Christ.
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Pour les Vêpres du 27 août, voir les 1ères Vêpres de Saint Augustin :