SAINTE MARIE, MÈRE DE DIEU, 1er JANVIER 2026

1 janvier 2026

  • Frère Omer COULIBALY Frère Omer COULIBALY

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Frères et sœurs, en ce dernier jour dans l’octave de Noël qui se trouve aussi être le premier jour de l’année civile, nous sommes réunis pour célébrer le Seigneur. A la fois pour nous présenter les uns les autres nos vœux les meilleurs pour cette nouvelle année qui commence et recevoir aussi les vœux du Seigneur pour notre vie, à travers cette parole de bénédiction qui nous est offerte dans la première lecture. Nous pouvons nous tourner vers nos voisins les plus proches et leur souhaiter une bonne et sainte année et que le Seigneur fasse briller sur nous son visage.

Dans cette action de grâce et cette reconnaissance, nous nous présentons devant le Seigneur, sachant que, bien sûr, nous sommes pécheurs, mais nous avons confiance en sa miséricorde et en sa grâce, en lui demandant son pardon et sa miséricorde.

 

HOMELIE

Frères et sœurs, pour certains d’entre nous, la nuit fut assez courte, puisque nous avons pris le temps, à la fois d’entrer dans une nouvelle année, en célébrant notre joie et pour certains dans la prière, en demandant les bénédictions du Seigneur pour cette nouvelle année qui commence.

L’octave de Noël se termine avec la Solennité de Marie Mère de Dieu. Et la nouvelle année civile commence en célébrant Marie, Mère de Dieu. Cela pour nous dire la place importante, unique de celle que le Seigneur a choisie pour le salut de toute l’humanité. Marie, bien sûr, n’est pas une déesse, comme on a pu tous le constater dans cette note qui est sortie concernant Marie co-rédemptrice. Il n’empêche que lorsque nous essayons de regarder d’un peu plus près les Écritures, Marie demeure une figure qu’on ne peut pas contourner, si nous voulons aller vers Dieu.

Dans la première lecture que nous avons entendue, Moïse s’adresse à Aaron de la part du Seigneur : « Voilà comment vous allez bénir les fils d’Israël et le Seigneur les bénira. » Moïse, lorsque nous regardons un peu l’histoire de Moïse, on voit que c’est un homme qui, après avoir défendu un fils d’Israël, s’est vu obligé de s’enfuir. Il trouve une nouvelle terre, un nouveau peuple, une nouvelle famille. Peut-être qu’il ne se soucie plus des fils d’Israël ? Voilà que le Seigneur le rejoint au détour d’un buisson ardent.

Dans la tradition de l’Église, ce buisson était comme une préfiguration de Marie, celle qui est remplie de l’Esprit Saint. Ce buisson était un feu, le feu de Dieu. Qui sur cette terre peut soutenir la présence de Dieu si Dieu lui-même ne l’a choisi de manière exceptionnelle ?

En choisissant de se manifester à Moïse, Dieu lui-même dit : « J’ai entendu la souffrance de mon peuple, j’ai vu la souffrance de mon peuple et j’ai décidé de venir le sauver. » L’Éternité entre dans le temps, l’Infini entre dans l’espace. Non pas pour faire joli, joli, mais il va assumer pleinement notre condition humaine à l’exception du péché. « J’ai entendu ta souffrance. » Dieu, la Béatitude accepte de porter, de vivre la souffrance humaine. Celui qui est la vie par excellence, décide de se rendre capable à la mort, pour que nous, nous ayons la vie. Et il passe par son humble servante Marie.

Lorsque nous parcourons les discours de l’Église, les dogmes sur Marie, bien sûr, c’est en lien étroit et dans la dépendance de la foi en Jésus-Christ.

Le premier dogme qui a été défini, c’est Marie, Mère de Dieu. Dans aucune autre religion, un dieu accepte de venir prendre chair dans l’humain, dans ce qui est mortel, dans ce qui est fini, pour nous sauver, à part ce Dieu que nous adorons.

Le deuxième dogme qui nous est donné, c’est la virginité perpétuelle de Marie. Et certains auteurs anciens nous disent que Marie est plus jeune que le péché. C’est-à-dire : Dieu qui ne souffre d’aucun péché, d’aucune corruption, prépare sa servante à le recevoir et en même temps nous annonce ce à quoi nous sommes appelés : la vie avec Dieu, la béatitude en Dieu.

Et le troisième dogme qui nous est donné, c’est celui de l’Immaculée Conception. On nous dit que Marie, en acceptant d’être la Mère de Dieu, elle a été soustraite au péché, au mal. Et ce dogme, le Ciel même l’a comme confirmé à Bernadette à Lourdes. Frères et sœurs, étant fils de Dieu, fils et filles de Dieu, cohéritiers avec le Christ des bienfaits de Dieu, nous sommes appelés à cette vie de sainteté.

Et bien sûr le quatrième, c’est l’Assomption. On nous dit aussi que notre vie n’est pas appelée à rester sur terre, mais à rejoindre Dieu. Le dogme de l’Assomption nous dit clairement que le corps de Marie n’est pas reposé dans un tombeau. Cela peut être aussi un indice pour dissiper les doutes qui peuvent nous habiter lorsque nous pensons à la résurrection de la chair.

Frères et sœurs, en célébrant aujourd’hui la Mère de Dieu, nous célébrons les bienfaits, la bénédiction de Dieu qui nous est accordée en nous réitérant aussi la place que nous avons dans la Création, et la place que nous avons dans le cœur de Dieu. Nous avons du prix aux yeux de Dieu et ce Dieu qui nous aime ne peut pas nous abandonner à notre péché, à notre souffrance, à notre mort. Il nous appelle à la vie et la vie en abondance. Il vient nous délivrer, comme jadis Dieu dit à Moïse : « Tu passeras le sang de l’agneau sur les linteaux et les montants des portes et lorsque je passerai, je délivrerai Israël. »

De cette même manière, ce Dieu qui se donne à nous à l’Eucharistie, nous ouvre la porte du Ciel. Depuis ce « oui » de Marie, depuis la présence du Verbe incarné sur cette terre, le Ciel est ouvert. Nos prières sont entendues, nos supplications sont écoutées et la grâce de Dieu ne cesse de descendre sur nous. Et c’est ce que je nous souhaite durant cette année 2026 : que nous soyons ouverts à la grâce, à la bénédiction, à la confiance en Dieu.

AMEN.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de la MESSE sur Youtube

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