1er DIMANCHE de l’AVENT A 30 novembre 2025
30 novembre 2025
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Frère Omer COULIBALY
Vous pouvez retrouver l’intégralité de la MESSE sur Youtube
ACCUEIL [Père Franck Viel, du Diocèse de Laval]
Heureux d’être parmi vous, pour célébrer cette grande entrée dans le temps de l’Avent. Bienvenue à chacun d’entre vous ! Nous sommes nombreux ce matin : les scouts, les diocésains qui sont en formation spirituelle, et vous tous qui participez à cette eucharistie.
« Vers toi, Seigneur, j’élève mon âme, mon Dieu je m’appuie sur toi. Épargne-moi la honte, ne laisse pas triompher mon ennemi. Pour qui espère en toi, pas de honte. »
Un beau temps liturgique s’ouvre, un beau temps liturgique : le temps de l’Avent. L’avènement du Seigneur. Bien sûr, nous nous préparons à faire mémoire de la naissance de Jésus. Mais plus encore, nous nous préparons à faire de notre vie, de notre cœur, une vraie crèche, un petit Bethléem, pour laisser le Seigneur renaître en chacun de nous.
HOMÉLIE [Frère Omer]
Frères et sœurs, je vous souhaite une bonne année. Que cette nouvelle année voit tous vos projets se réaliser.
Je vois qu’il y a des visages qui se disent : « Qu’est-ce qu’il raconte ? Bonne année ? » Que tous vos projets se réalisent. Que le Seigneur fasse briller son visage sur vous et vous accorde sa paix. Cette paix tant désirée dans nos cœurs et pour le monde.
Pour ceux qui n’ont pas encore raccroché les choses : nous sommes dans une nouvelle année liturgique. En Église, le début de l’année, c’est maintenant, et c’est l’année liturgique « A ». Donc, nous allons jusqu’à la fête du Christ-Roi 2026. Nous avons clôturé une année, l’année « B ». Nous avons vécu beaucoup de belles choses, et aussi des réalités plus difficiles. Nous avons pris des résolutions, que nous avons tenues, ou pas… ou à moitié… peu importe… Toujours est-il que le Seigneur nous donne, à nouveau, de faire un bon départ. Ne ratons pas le train, ne ratons pas l’avion, ne ratons pas cette faveur que le Seigneur nous accorde.
Les lectures de ce jour nous permettent de contempler ce désir profond que nous avons en nous, ce désir fondamental d’être en Dieu, avec Dieu, pour Dieu. Est-ce que c’est le cas ?
La première lecture que nous venons d’entendre, nous dit : « Allons, montons à la montagne du Seigneur. » C’est-à-dire, la montagne du Seigneur va exercer sur nous l’effet d’attraction, nous attirer vers Dieu. Cette montagne du Seigneur, c’est quoi aujourd’hui pour nous ? J’ose penser que c’est le désir profond que nous avons en nous, d’être avec Dieu. Si cette première lecture nous met dans cette dynamique d’être en Dieu, il nous faut prendre des moyens pour y accéder.
Mais avant de prendre le moyen pour accéder, la deuxième lecture que nous avons entendue, nous dit la réalité dans laquelle, peut-être, nous pouvons nous retrouver. « C’est maintenant le moment, sortez de votre sommeil. » Et, la suite vous savez bien, c’est la routine, la luxure et plein d’autres choses. Ce n’est pas autre chose que ce que cet Évangile nous disait tout à l’heure, aussi, en disant : au jour de Noé, les gens mangeaient, buvaient, il y avait de la routine. Peut-être qu’on se situe dans cette dynamique d’être dans la routine de tous les jours.
Un jour passe, c’est toujours la même couleur, c’est toujours la même chose, et rien ne change. A quoi bon ? Grand mot que nous aimons utiliser. A quoi bon faire des efforts ? A quoi bon tenir ? A quoi bon résister au mal ? On lâche tout… et on se laisse happer, voir tuer par la routine.
L’Évangile est là aussi pour nous rappeler : « Deux hommes seront en train de moudre le grain, un sera pris, l’autre laissé. » Tenez-vous prêts. Restez en éveil. Comment rester en éveil ? C’est ce que toute la tradition de l’Église ne cesse de nous y inviter. Dans l’Église latine, le temps de l’Avent dure quatre semaines, un peu plus. Dans la tradition orientale, c’est 40 jours, comme le temps du Carême. Un temps de préparation, un temps de défrichage, un temps où l’on essaie d’aplanir, ce qui en nous, peut faire obstacle à la venue du Seigneur.
Noël, n’est-ce pas pour nous, chaque année, l’occasion où nous attendons la venue du Seigneur, ce Prince de la Paix, celui qui vient réconcilier l’homme avec Dieu, celui qui vient établir sa paix ? La paix est de prix d’or aujourd’hui. Mais elle commence dans le cœur de chaque être humain. D’où tirons-nous notre paix ? Sur notre propre capacité ? Sur nos propres forces ? Ou est-ce que nous nous laissons attirer par le Prince de la Paix ?
La conversion est une donnée fondamentale dans notre vie de chrétien. À la fois, la conversion nous met dans une dynamique de mouvement, à la fois, elle aiguise notre désir d’être dans le Seigneur, et, à la fois, nous ouvre des chemins nouveaux.
La question peut-être que nous pouvons nous poser aujourd’hui : qu’est-ce qui en moi sont des leviers d’éveil, pour l’attente du Seigneur ? Autrement dit, qu’est-ce qui est endormi en moi et qui a besoin d’être réveillé par le Seigneur ?
Peut-être que nous pourrons, au cours de cette nouvelle année, trouver un seul levier, sur lequel nous allons pouvoir nous appuyer, en nous disant : ce qui est éveillé en moi, dans l’attente du Seigneur, c’est la paix, c’est la joie, c’est la confiance, c’est le désir d’appartenir au Seigneur, c’est le désir de me mettre au service. Chacun a assez d’imagination pour trouver ce qui lui convient. Ou qu’est-ce qui, en moi, est endormi et qui a besoin d’être secoué par la présence du Seigneur ? La paresse …. on peut bien imaginer…
Demandons au Seigneur, au cours de cette célébration eucharistique, de nous envoyer sa lumière, dans notre cœur, dans notre intelligence, afin de cibler de manière plus précise, l’effort que nous pouvons vivre au cours de cette année liturgique.
AMEN.