2e DIMANCHE DE PÂQUES C 27 avril 2025

27 avril 2025

  • Frère Philippe-Marie VAGANAY Frère Philippe-Marie VAGANAY

Vous pouvez retrouver l’intégralité de la Messe sur Youtube

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Nous souhaitons la bienvenue aux membres du Scoutisme de France qui sont là au premier rang. Bienvenue aussi, aux confirmands d’Angers qui viennent accompagnés du Père Gilbert, et à l’équipe Notre Dame d’Angers aussi, peut-être que j’en oublie, et bienvenue à vous tous.

C’est aujourd’hui le dimanche qu’on appelle « in albis », en blanc, le premier dimanche qui suit Pâques, dimanche en blanc parce qu’en ce jour les nouveaux baptisés de Pâques revêtent leur vêtement blanc de Baptême. Dans les années passées, on se souvenait d’une lointaine tradition où, justement, les nouveaux baptisés se mettaient en blanc, et voilà que depuis quelques années les Baptêmes d’adultes augmentent en notre pays et dans nos paroisses, c’est bien, hé bien, aujourd’hui, ces nouveaux baptisés viennent avec leur vêtement blanc. C’est l’occasion de prier pour ces nouveaux baptisés. Nous avons la responsabilité de les accompagner dans notre prière, et peut-être même si nous en connaissons, voilà, d’être un petit peu leurs tuteurs pour ces premiers pas qu’ils font dans la vie chrétienne.

Et puis, c’est aujourd’hui la fête de la Divine Miséricorde. Il y a 25 ans, en l’an 2000, Saint Jean-Paul II a institué cette fête. Nous entendrons Jésus, dans l’Évangile, dirent aux disciples :

  • « Tous ceux à qui vous remettrez leurs péchés leur seront remis. »

Hé bien voilà, Dieu en ce jour veut pardonner tous les péchés, veut réconcilier tous les hommes avec Lui. C’est un jour de Grâce exceptionnel. Hé bien, ouvrons-nous à cette Miséricorde. Cette Miséricorde est symbolisée par cette eau et ce sang qui ont jailli du cœur de Jésus, cette eau, qui rappelle aussi notre Baptême, et c’est de cette eau dont allons maintenant être aspergés, justement, pour demander cette purification de notre cœur.

HOMÉLIE

L’Évangile de ce jour nous situe au soir de Pâques, au soir de la Résurrection de Jésus. Le cœur des disciples est loin d’être serein. On a verrouillé les portes par crainte des Juifs. Le traumatisme du sort de leur maître est omniprésent, et voilà que Jésus vient, Il est là, au milieu d’eux, tout simplement pourrait-on dire. C’est le choc ! Ils l’ont vu mort il y a trois jours et ils le voient au milieu d’eux, d’où la parole de Jésus, qui est plus qu’un souhait, mais qui est une parole efficace, créatrice, puissante :

  • « La paix soit avec vous. »

Les deux venues de Jésus, à une semaine d’intervalle, ont pour but de faire prendre conscience aux disciples de deux choses. Premièrement, que le ressuscité est le même que le crucifié, c’est la même personne. Pour cela, il leur montre ses mains et son côté ouvert, ses mains percées, son côté ouvert, et Thomas sera même invité à avancer sa main et à la mettre dans le côté de Jésus.

Et puis, ces venues de Jésus ont pour but de faire prendre conscience aux disciples que Jésus se tient là au milieu d’eux, vivant et vrai. Ce n’est pas une illusion, et qu’il n’est pas besoin de voir pour croire qu’Il est là, au milieu des siens qui croient en son nom, et donc, croire sans voir est désormais la condition du chrétien, une condition que Jésus déclare bienheureuse, et St Jean nous explique pourquoi cette condition est bienheureuse : « En croyant nous avons la vie en son nom ».

En croyant nous avons la vie en son nom. En croyant en sa résurrection, nous passons nous aussi, de la mort à la vie, de l’esclavage à la liberté, et nous vivons de sa vie de ressuscité, de sa vie divine. Voilà l’effet de la foi en Jésus ressuscité, effet qui se produit en nous, et nous croyons pour, vivre de Jésus et pour vivre comme Jésus, c’est ce que nous montrent les deux premières lectures.

Dans les actes des apôtres, c’était notre première lecture nous sommes aux temps qui suivent immédiatement la Pentecôte. Les disciples forment déjà un groupe bien repérable. Dans le temple ils se tiennent d’un même cœur, c’est-à-dire unis, sous le portique de Salomon, dans le parvis des païens, et Saint Luc nous dit qu’on n’ose pas se joindre à eux. Pourquoi ? Par crainte des représailles des autorités juives. Cependant tout le peuple faisait leur éloge. Et comme au temps de Jésus, hé bien, les charismes se manifestent, et spécialement, les charismes de guérison et de libération. Même l’ombre de Saint Pierre guérit ceux qu’elle touche. Et puis ces représailles des autorités juives vont dégénérer en véritables persécutions, et c’est ainsi que dans la deuxième lecture Saint Jean se présente comme partageant avec ses lecteurs la détresse, en même temps que la royauté, et la persévérance en Jésus.

Vivre véritablement en chrétien sera toujours être marginalisé, connaître la détresse d’être à contre courant, et en même temps, ce sera participer à la royauté et à la persévérance de Jésus pour tenir bon, malgré tout, et faire gagner du terrain à l’Évangile. Le disciple n’est pas au dessus du maître. L’Évangile sera toujours du poil à gratter pour le monde. Et en même temps, vivre en chrétien c’est être envoyé comme Jésus et par Lui pour transmettre la Miséricorde du Père. Et c’est même, la première mission que Jésus ressuscité donne à ses disciples : Remettre les péchés, libérer les cœurs, les faire passer de la mort à la vie, autrement dit les ressusciter. C’est la mission que Jésus a donnée à ses disciples au soir de Pâques. Il souffla sur eux et Il leur dit :

  • « Recevez l’Esprit-Saint. A qui vous remettrez ses péchés ils leur seront remis. A qui vous maintiendrez ses péchés ils seront maintenus. »

Dieu veut se réconcilier le monde et pour le temps qui est le nôtre, qui a tellement besoin de la Miséricorde, hé bien, Dieu offre des grâces toutes spéciales en ce dimanche qui a été institué par St Jean Paul II comme fête de la Divine Miséricorde. Notre Seigneur a dit en effet à Sainte Faustine :

  • « Ma fille, parles au monde entier de mon inconcevable Miséricorde. Je désire que la fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour, les entrailles de ma Miséricorde sont ouvertes, Je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approcheront de la source de ma Miséricorde. Toute âme qui se confessera et communiera en ce jour recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leurs punitions. En ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoulent les grâces. Qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de Moi, même si ses péchés sont comme l’écarlate. Ma Miséricorde est si grande que pendant toute l’éternité aucun esprit, ni humain ni angélique ne saurait l’approfondir. Tout ce qui existe est sorti des entrailles de ma Miséricorde. Chaque âme, en relation avec Moi, méditera mon Amour et ma Miséricorde durant toute l’éternité. La fête de ma Miséricorde est issue de mes entrailles. Je désire qu’elle soit fêtée solennellement le 1er dimanche après Pâques. Le genre humain ne trouvera pas la paix, tant, qu’il ne se tournera pas vers la source de ma Miséricorde. »

Nous savons que les forces du mal sont aujourd’hui déchaînées et qu’elles veulent par tous les moyens la destruction de l’humanité : avortement, euthanasie, génocides, pollution, malthusianisme, guerres, menace nucléaire. Devant de tels périls, c’est comme si Jésus ressuscité se tenait devant nous et nous disait : « Homme, tu n’es pas digne d’être sauvé, mais dis seulement une parole, dis-moi seulement ton oui, ouvres-toi à ma Miséricorde, et tu seras sauvé ». La seule condition c’est notre confiance en Lui, notre confiance en la toute puissance de sa Miséricorde. Alors, disons-Lui aujourd’hui, et puis supposé même chaque jour de notre vie, disons-Lui de tout notre cœur : « Jésus, j’ai confiance en Toi ».

Tous ensemble : « Jésus, j’ai confiance en Toi ».

AMEN