LA CROIX GLORIEUSE 14 septembre 2025

14 septembre 2025

  • Frère Omer COULIBALY Frère Omer COULIBALY

Vous pouvez retrouver l’intégralité de la MESSE sur Youtube

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Frères et sœurs, aujourd’hui notre messe dominicale prend une couleur particulière puisque nous fêtons la Croix Glorieuse de Notre Seigneur Jésus Christ qui nous vaut la vie et la vie éternelle.

Pour notre Communauté, c’est un jour aussi fort puisque, cette fête est la fête aussi de notre fondatrice Mère Marie de la Croix. Et aujourd’hui, notre frère Cédric-Jean va renouveler ses promesses d’oblature qu’il a faites il y a un an.

Et dans l’Église universelle aujourd’hui, nous pouvons aussi prier particulièrement pour le Pape Léon XIV dont c’est le 70ème anniversaire de naissance.

 

HOMÉLIE

Chers frères et sœurs, permettez-moi de m’adresser de manière particulière à notre frère Cédric-Jean qui renouvelle ses promesses d’oblature. Notre règle, celle de Saint Augustin, commence ainsi :

  • « Bien chers frères, vous êtes chers à notre cœur puisque vous avez pleinement votre place parmi nous, dans la Communauté des Petits Frères de Marie Mère du Rédempteur. »

Certes, vous êtes le premier à ouvrir cette longue marche de l’oblature dans notre Communauté. Quelque part, vous nous y avez forcés en frappant à la porte et en demandant à vivre avec nous, tel que vous êtes, avec toutes vos qualités, mais aussi vos fragilités. Si, d’un commun accord avec la Communauté nous avons choisi cette date importante pour nous qu’est le 14 septembre, qui est chère à notre fondatrice qui aime aussi à mesurer pleinement ce que c’est que la souffrance, ce n’est pas rien, c’est parce que, cher Frère Cédric-Jean, votre vie a été marquée, et peut-être encore est-ce marqué, par la souffrance de la maladie, des deuils, la fragilité, mais aussi, vous avez en vous en regardant la croix qui est au-dessus de l’autel, et en regardant le Crucifié, vous avez aussi cette force qui vous donne de continuer à vivre votre vie, en tant que baptisé, uni pleinement au Christ crucifié.

Dans la première lecture que nous avons entendue, on nous dit que, le peule d’Israël récriminait contre Moïse et contre Dieu, puisqu’ils étaient habités par le découragement. En cette année jubilaire, l’année de l’espérance, nous voyons dans ce texte que, ce peuple a perdu son espérance, et la perte de cette espérance a causé de la souffrance, voire de la mort.

La croix, objet de souffrance, d’atroces supplices, nous révèle, comme en concentré, toute la souffrance que l’humanité porte en elle, une souffrance certes, qui vient peut-être des autres, peut-être de nous-mêmes, peut-être de la création blessée, peut-être du diable lui-même, et Dieu, dans sa bonté infinie pour nous, et particulièrement pour vous, Frère Cédric-Jean, Dieu a imaginé un moyen d’alléger notre souffrance, mais aussi, plus encore, de nous donner la vie. Le jour de votre Baptême, le prêtre qui vous a baptisé a tracé le signe de la Croix sur vous en rappelant vos parents et en vous rappelant à vous, tout au long de votre vie, que vous avez été placé sous l’ombre de la croix du Christ, certes, instrument de mort, mais havre de vie.

Cette vie, elle n’est pas simplement humaine, mais elle devient une vie en union avec Jésus Christ le Rédempteur. Dieu n’est pas venu avec une armée, n’est pas venu avec de grands éclats de tonnerre, et que sais-je ? Il est venu humblement, et c’est ce que nous avons entendu dans la deuxième lecture.

Face à la souffrance, certes, nous pouvons, vous pouvez être habités par une révolte, mais ne demeurons pas dans la révolte. Si nous demeurons dans la révolte, effectivement nous serons minés de l’intérieur et vu de l’extérieur par le découragement qui est contraire à ce que Dieu veut pour nous. Du drame de la Croix a surgi la vie, du drame de la Croix a surgi l’espérance chrétienne. Elle ne naît pas de ce qui est beau, mais cette espérance chrétienne naît du drame de la Croix, pour dire que Dieu tient compte de ce que nous sommes. Il ne vient pas nous sauver en nous tirant du haut de son siège, mais Il descend parmi nous, Il se fait l’un d’entre nous, Il participe à notre souffrance, bien que Lui-même n’ait commis aucun péché, Il participe d’une manière profonde et solide à notre souffrance. On nous dit qu’Il est à nos côtés, et que notre patrie, notre vie, elle ne s’achève pas sur cette terre, mais, elle s’ouvre dans ce qu’Il a promis de toute éternité pour vous, pour chacun d’entre nous :

  • « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a envoyé son Fils, non pas pour juger le monde mais pour que par Lui le monde soit sauvé. »

Telle est notre espérance, tel est le sens de la fête de cette Croix Glorieuse que nous célébrons aujourd’hui. Nos souffrances deviennent comme un tremplin pour entrer dans le bonheur de Dieu qui n’est pas un bonheur éclatant flashy comme le monde veut nous le proposer, mais un bonheur serein, humble, doux, plein de douceur pour nous.

AMEN.